Le langage des couleurs dans les films de Zhang Yimou

Tout film, ou du moins tout film de fiction, est récit. Représentation visuelle et sonore, le film transpose à l’écran la réalité par un enchaînement d’images, où des traits physiques, gestes, mouvements, paysages se combinent pour former un espace de fiction. Le cinéma en tant qu’art possède un lan...

Full description

Bibliographic Details
Published in:Cahiers de Narratologie
Main Author: Xiaomin Giafferri
Format: Article
Language:French
Published: Laboratoire Interdisciplinaire Récits Cultures Et Sociétés 2009-05-01
Subjects:
Online Access:https://journals.openedition.org/narratologie/982
Description
Summary:Tout film, ou du moins tout film de fiction, est récit. Représentation visuelle et sonore, le film transpose à l’écran la réalité par un enchaînement d’images, où des traits physiques, gestes, mouvements, paysages se combinent pour former un espace de fiction. Le cinéma en tant qu’art possède un langage spécifique ; dans un film coloré, les couleurs comme moyen d’expression font partie du langage pictural. A partir de quatre films de Zhang Yimou connus en Europe, Le sorgho rouge, Epouses et concubines, Judou et Hero, ce texte tente de réfléchir sur ces questions: si l’on admet que les limites du récit filmique diffèrent de celles du récit verbal, romanesque par exemple, les couleurs qui ne constituent pas un trait pertinent d’identification, participent-elle à la prise en charge de l’histoire ? Composante de l’espace filmique dont les fonctions narratives sont incontestées, sont-elle définitivement non diégétiques ?
ISSN:0993-8516
1765-307X