L’émergence de nouveaux acteurs de développement : Vers une relecture de l’aménagement du territoire en Tunisie post-révolution

Le 14 janvier 2011, la Tunisie, un pays en ébullition a obligé l’ex-président à quitter le territoire national. Tout est remis à plat : le système politique, la gouvernance, l’administration locale, la centralisation du pouvoir. La nouvelle constitution approuvée en 2014, tente de marquer une ruptur...

Full description

Bibliographic Details
Published in:Lucrările Seminarului Geografic "Dimitrie Cantemir"
Main Author: Bassem Neifar
Format: Article
Language:English
Published: Editura Universităţii "Alexandru Ioan Cuza" Iaşi 2019-10-01
Subjects:
Online Access:http://www.seminarcantemir.uaic.ro/index.php/lsgdc/article/view/296/291
Description
Summary:Le 14 janvier 2011, la Tunisie, un pays en ébullition a obligé l’ex-président à quitter le territoire national. Tout est remis à plat : le système politique, la gouvernance, l’administration locale, la centralisation du pouvoir. La nouvelle constitution approuvée en 2014, tente de marquer une rupture avec la première république, centralisée, discriminante, inégalitaire. Elle donne une importance au fait local, aux acteurs dans les différentes régions. Dans son chapitre VII, la nouvelle constitution accorde une place importante à la gouvernance locale et à la décentralisation. Elle prévoit même la création de l’Instance du Développement Durable et des Droits des Générations Futures. En Tunisie, avec la nouvelle constitution et la signature des accords sur les Objectifs de Développement Durable de l’ONU (ODD), la transition démocratique n’a pas permis jusque-là, de repenser une nouvelle stratégie de planification territoriale. L’urgence demeure dans la finalisation des institutions nationales, prévues par la nouvelle constitution. Face à ce vide institutionnel, les différents acteurs locaux, à toutes les échelles, s’activent sur le terrain. La prolifération des associations, la multiplication des actions de crowdsourcing et de crowdfunding, sur les réseaux sociaux, a permis de mener des actions de sensibilisation et/ou d’empowerment au service d’un territoire ou d’un projet. Cette nouvelle forme de mobilisation, avec des revendications nouvelles, soucieuses d’une amélioration collective et d’un bien-être commun, a mis en valeur le rôle des acteurs locaux, dans le processus du développement, que ce soit à travers des campagnes de sensibilisation, de dénonciation d’abus de pouvoir ou de faits de corruption, ou encore de revendications de préservation de l’environnement, etc. Néanmoins, ces actions, bien qu’inédites, demeurent éloignées des récents combats écologiques, tels que ceux menés par les Zadistes, en France contre la mise en place d’aménagements spécifiques (Barrage de Sivens, Aéroport de Notre Dame des Landes, etc).
ISSN:1222-989X
2344-0805