"Une pierre, deux coups"

Ma recherche vise l'autonomie et l'unité de l'objet sculptural. Ce qui est visé, c'est d'accentuer l'objet, non le lieu, en éliminant au maximum les influences extérieures. En ce sens, l'exposition présentée n'est pas une installation mais un milieu, créé par...

Full description

Bibliographic Details
Main Author: Saulnier, Louise
Format: Others
Language:fr
Published: 1987
Subjects:
Online Access:http://constellation.uqac.ca/1661/1/1445708.pdf
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spelling ndltd-Quebec-oai-constellation.uqac.ca-16612017-07-20T17:52:13Z http://constellation.uqac.ca/1661/ "Une pierre, deux coups" Saulnier, Louise Arts visuels et médiatiques Ma recherche vise l'autonomie et l'unité de l'objet sculptural. Ce qui est visé, c'est d'accentuer l'objet, non le lieu, en éliminant au maximum les influences extérieures. En ce sens, l'exposition présentée n'est pas une installation mais un milieu, créé par assemblage, où chaque élément est autonome dans un espace rythmé, vivant, tout en étant interdépendant dans la présentation. Jusqu'à maintenant, mes sculptures étaient des entités; mon travail artistique ne cherchait pas à créer des relations spécifiques entre les éléments élaborant un ensemble plus complexe et plus large. Pour "Une pierre, deux coups", l?objectif essentiel au niveau de la présentation, est d'obtenir, avec le minimum de matériau, d'une façon subtile, le maximum d'effet, d'expression tant au point de vue formel que conceptuel. L'espace d'exposition se divise en deux parties horizontales: le plafond, le plancher et en trois zones latérales structurant des espaces par la création de trois milieux ambiants, soit un milieu aquatique : la section d'ardoise noire, maritime : la section centrale et aérienne : section de marbre blanc. Chacune de ces zones procure une perception visuelle correspondante, soit d'immersion (zone aquatique), d'émergence (zone maritime) et d'immersion (zone aérienne). Transposer dans la matière certaines caractéristiques des éléments fluides (eau /air) et offrir ainsi à la pierre la possibilité de dire que tout est relatif, illustrer certains aspects complémentaires entre fluides et solides, valoriser et contrer les oppositions de ces éléments naturels tels, la transparence, la légèreté, la réflexion et le mouvement, voilà les objectifs principaux de mon geste artistique. "Une pierre, deux coups", c'est la volonté de respecter les éléments, de créer un environnement symbolique naturel transcrivant en fragments de paysage certaines réalités physiques de l'eau, de l'air et de la pierre, ainsi que quelques milieux ambiants soit aquatique, maritime et aérien. La création d'un milieu faisant apparaître le phénomène d'opposition entre la fluidité de l'eau, de l'air et le matériau, la pierre, peut trouver ses sources conceptuelles dans certaines théories dont celle du linéaire et du pictural de Heinrich Wolfflin, celle de Gaston Bachelard sur le développement des forces imaginantes de notre esprit et enfin celle des modes de fonctionnement des deux hémisphères cérébraux. Les principaux éléments, en terme d'opposition complémentaire, communs à ces trois théories sont l'idée et la matière. "Une pierre, deux coups", illustre la dualité de l'idée et de la matière. La thématique eau/air, c'est-à-dire l'idée représentée par la forme, occupe le plafond tandis que le plancher, devient la zone de la matière. Ce milieu vise à unifier les oppositions (idée-matière) pour atteindre l'équilibre qui est créé par le spectateur reliant le plafond et le plancher par sa présence. C'est de lui que relève la création des interactions des différents ensembles formant l'exposition. Pour cette présentation, la pierre n'est pas seulement un instrument de l'expression mais l'expression elle-même. 1987 Thèse ou mémoire de l'UQAC NonPeerReviewed application/pdf fr http://constellation.uqac.ca/1661/1/1445708.pdf Saulnier Louise. (1987). "Une pierre, deux coups". Mémoire de maîtrise, Université du Québec à Chicoutimi. doi:10.1522/1445708
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Saulnier, Louise
"Une pierre, deux coups"
description Ma recherche vise l'autonomie et l'unité de l'objet sculptural. Ce qui est visé, c'est d'accentuer l'objet, non le lieu, en éliminant au maximum les influences extérieures. En ce sens, l'exposition présentée n'est pas une installation mais un milieu, créé par assemblage, où chaque élément est autonome dans un espace rythmé, vivant, tout en étant interdépendant dans la présentation. Jusqu'à maintenant, mes sculptures étaient des entités; mon travail artistique ne cherchait pas à créer des relations spécifiques entre les éléments élaborant un ensemble plus complexe et plus large. Pour "Une pierre, deux coups", l?objectif essentiel au niveau de la présentation, est d'obtenir, avec le minimum de matériau, d'une façon subtile, le maximum d'effet, d'expression tant au point de vue formel que conceptuel. L'espace d'exposition se divise en deux parties horizontales: le plafond, le plancher et en trois zones latérales structurant des espaces par la création de trois milieux ambiants, soit un milieu aquatique : la section d'ardoise noire, maritime : la section centrale et aérienne : section de marbre blanc. Chacune de ces zones procure une perception visuelle correspondante, soit d'immersion (zone aquatique), d'émergence (zone maritime) et d'immersion (zone aérienne). Transposer dans la matière certaines caractéristiques des éléments fluides (eau /air) et offrir ainsi à la pierre la possibilité de dire que tout est relatif, illustrer certains aspects complémentaires entre fluides et solides, valoriser et contrer les oppositions de ces éléments naturels tels, la transparence, la légèreté, la réflexion et le mouvement, voilà les objectifs principaux de mon geste artistique. "Une pierre, deux coups", c'est la volonté de respecter les éléments, de créer un environnement symbolique naturel transcrivant en fragments de paysage certaines réalités physiques de l'eau, de l'air et de la pierre, ainsi que quelques milieux ambiants soit aquatique, maritime et aérien. La création d'un milieu faisant apparaître le phénomène d'opposition entre la fluidité de l'eau, de l'air et le matériau, la pierre, peut trouver ses sources conceptuelles dans certaines théories dont celle du linéaire et du pictural de Heinrich Wolfflin, celle de Gaston Bachelard sur le développement des forces imaginantes de notre esprit et enfin celle des modes de fonctionnement des deux hémisphères cérébraux. Les principaux éléments, en terme d'opposition complémentaire, communs à ces trois théories sont l'idée et la matière. "Une pierre, deux coups", illustre la dualité de l'idée et de la matière. La thématique eau/air, c'est-à-dire l'idée représentée par la forme, occupe le plafond tandis que le plancher, devient la zone de la matière. Ce milieu vise à unifier les oppositions (idée-matière) pour atteindre l'équilibre qui est créé par le spectateur reliant le plafond et le plancher par sa présence. C'est de lui que relève la création des interactions des différents ensembles formant l'exposition. Pour cette présentation, la pierre n'est pas seulement un instrument de l'expression mais l'expression elle-même.
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