Le conflit entre développement et sauvegarde du patrimoine culturel en Italie pendant les Trente Glorieuses. : le cas de Syracuse (1945-1976)

Le point de départ de ce travail est une critique du récit historiographique sur le conflit entre développement et préservation du patrimoine et du paysage qui porte sur la catégorie interprétative de la spéculation, vision qui reprend au niveau historiographique le discours militant de l’époque, se...

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Main Author: Nucifora, Melania
Other Authors: Paris, EHESS
Language:fr
Published: 2017
Subjects:
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Développement urbain
Réformisme
Italie
Centre-Gauche
Urbanisme
Syracuse
Cultural Heritage
Urban Development
Reformism
Italy
Golden Age
Urban planning

Nucifora, Melania
Le conflit entre développement et sauvegarde du patrimoine culturel en Italie pendant les Trente Glorieuses. : le cas de Syracuse (1945-1976)
description Le point de départ de ce travail est une critique du récit historiographique sur le conflit entre développement et préservation du patrimoine et du paysage qui porte sur la catégorie interprétative de la spéculation, vision qui reprend au niveau historiographique le discours militant de l’époque, se basant sur les catégories d’intérêts, de corruption, de « blocco edilizio », expression qui indique un bloc social constitué par les propriétaires de terrains, les sociétés immobilières et la classe politique dominante. Selon ce récit, l’entière période des Trente Glorieuses est vue comme l’échec du public et toute responsabilité en est attribuée à la volonté de la classe politique nationale et locale, sans distinctions entre la période dite du « centrisme », caractérisée par la présence solitaire au pouvoir du parti catholique (la Démocratie Chrétienne) et la période dite du « centre gauche » caractérisée par l’alliance entre parti catholique et parti socialiste autour d’un programme « réformiste », dont l’un des points fondamentaux est la réforme de l’urbanisme. Le cas de Syracuse, analysé dans une perspective d’histoire urbaine mais toujours par rapport au processus nationaux, part de la déconstruction de la narration dominante des « dommages » infligés à la ville en tant qu’elle résulte d’une approche idéologique remontant à la vision élitiste d’une minorité d’intellectuels, reprise et utilisée dans la lecture de ce processus par la gauche radicale pour démolir l’expérience réformiste. Nous visons au contraire à souligner l’importance des savoirs techniques et disciplinaires, de l’articulation des apparats bureaucratiques héritée de l’avant-guerre et des orientations de la jurisprudence nationale. Cette approche nous permet d’établir une distinction entre les deux phases politiques qui représente à notre avis un véritable facteur de discontinuité dans la période concernée. === The starting point of this work is a critique of the dominant historiographical discourse about the conflict between development and conservation of cultural heritage and landscape, based on the interpretative category of speculation and postulating the homogeneity of the process of transformation of the Italian cities during the «Golden Age».Such reading descends – on a historiographical level – from the militant discourse of the time, based on the categories of «interests», «corruption», «blocco edilizio», i. e. a social block represented by landowners, estate agents and the dominating political class. According to this narrative, the whole period is to be interpreted as the failure of the public and the complete responsibility for this is to be attributed to the will of both national and local politicians. Such perspective does not operate any distinction between the so-called period of «centrism», characterised by the solitary position of power of the Catholic party (The Christian Democracy), and the period known as the «Centre-left rule», characterised by the alliance of the Catholic party and the Socialist one converging on a «reformist» project, which postulated the urban planning reform as one of its fundamental points. The historical representation of the case of Syracuse moves from the deconstruction of the dominant discourse traced back to the elitist vision of a minority of intellectuals; a vision recalled and adopted by the radical left in order to provide a representation of this process meant to demolish the reformist experience. Our aim, on the contrary, is to point out the importance of the technical and disciplinary knowledge as well as of the articulation of the bureaucratic apparatus inherited from the inter-war years and of the addresses of national jurisprudence. In this perspective, the experience of the center-left urban government represents a real turning point, creating the premises for a better preservation of the urban cultural heritage.
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